- Vendre ses illustrations en Print on Demand -
- guide pour les artistes indépendants -
Pouvoir vendre ses illustrations sans avoir à gérer l’impression, les stocks, les expéditions… c’est ce que permet le système de Print on Demand (impression à la demande).
Le principe est assez simple : vous créez une illustration, vous la mettez en ligne sur une plateforme spécialisée et vous choisissez les produits sur lesquels elle sera disponible — mug, t-shirt, poster, coussin… Lorsqu’un client passe commande, la plateforme imprime le produit, l’expédie et s’occupe généralement du service client. De votre côté, vous percevez une rémunération sur la vente.
C’est notamment le fonctionnement de plateformes comme Redbubble, Spreadshirt ou Teepublic, que j’utilise moi-même pour proposer certaines de mes illustrations et de mes patterns.
Mais est-ce réellement intéressant pour un artiste indépendant ? Combien peut-on gagner ? Quelles sont les plateformes à privilégier ? Et surtout, comment mettre toutes les chances de son côté ? C’est ce que je vous propose de découvrir dans cet article, à travers les grands principes du Print on Demand, mais aussi à travers mon expérience personnelle, avec ses réussites et ses désillusions.

Qu'est-ce que le Print on Demand ?
Le Print on Demand (PoD), que l’on peut traduire par « impression à la demande », consiste à fabriquer un produit uniquement lorsqu’un client l’achète.
Contrairement à une boutique traditionnelle, vous n’avez donc pas besoin de commander 50 tee-shirts à l’avance, de stocker des dizaines de mugs chez vous, de dépenser des sommes pour anticiper des potentielles ventes. Et surtout, vous n’avez pas besoin de préparer vous-même chaque colis.
Avec le système PoD, la platerforme partenaire s’occupe de tout.
Vous créez votre illustration → vous la mettez en ligne → un client commande → le produit est imprimé → il est expédié → vous recevez votre rémunération.
Que ce soient Redbubble, Spredshirt, ou TeePublic, le principe est le même, les créations peuvent être proposées sur de nombreux produits, et ceux-ci sont fabriqués à la demande par des prestataires tiers. La plateforme prend en charge les commandes, les partenaires impriment et expédient les produits. L’artiste perçoit une rémunération à chaque vente, et conserve la propriété de ses créations.
➤ Parmi les supports d’impression proposés le plus souvent par ces plateformes, vous trouverez notamment toutes une gamme d’objets et accessoires (tasses, trousse, sac, ect), des vêtements pour tous (enfant, femme, homme..), mais aussi et surtout de la papeterie et affichage (carnet, carte postale, poster, toile, ect)
Pourquoi vendre ses illustrations en Print on Demand ?
➤ Le premier avantage est évident : vous n’avez pas besoin de gérer un stock. Et c‘est loin d’être négligeable lorsque l’on est artiste indépendant.
Imprimer soi-même ses illustrations signifie généralement acheter du matériel ou travailler avec un imprimeur, avancer les frais, stocker les produits, préparer les commandes, gérer les emballages, les frais de livraison et les éventuels retours.
Avec le Print on Demand, toute cette partie est externalisée. Vous pouvez donc vous concentrer sur ce que vous aimez vraiment : créer.
➤ Autre avantage : l’investissement de départ est généralement très faible. La plupart de ces plateformes permettent de créer une boutique et de mettre ses créations en ligne sans frais.
Vous pouvez définir votre marge d’artiste lors de la vente d’un produit. Attention toutefois : cette marge est rajoutée à un prix de base du produit, comprenant notamment les coûts de fabrication et certains frais de la plateforme.
➤ Avantage supplémentaire mais moindre (à mon avis) : vous profitez du trafic généré par la plateforme elle-ême sur son propre site. Autrement dit, lorsqu’un client arrive sur la plateforme parce qu’il recherche une illustration à partir de mots-clés, il est possible que votre travail lui soit proposé naturellement (entendez grace à l’algorythme) et qu’il ait un coup de coeur.

Quelles plateformes de Print on Demand choisir ?
Il existe aujourd’hui de nombreuses plateformes permettant de vendre ses créations. Parmi les plus connues, on peut notamment citer :
- Redbubble
- Spreadshirt
- TeePublic
- Merch on demand (via Amazon)
- Society6
- et de nombreuses autres plateformes spécialisées.
Toutes ne fonctionnent pas exactement de la même manière et leurs catalogues de produits, conditions et rémunérations peuvent évoluer.
Faut-il choisir une seule plateforme ?
Pas nécessairement. Et c’est même l’un des intérêts du Print on Demand. Une même illustration peut potentiellement être proposée sur plusieurs plateformes, à condition de respecter leurs conditions d’utilisation et les éventuelles exclusivités.
Personnellement, je trouve intéressant de ne pas forcément chercher LA plateforme parfaite. Pourquoi ? Parce que chaque plateforme possède son propre public. Une illustration qui fonctionne très bien sur Redbubble ne rencontrera pas forcément le même succès sur TeePublic ou Spreadshirt.
Cependant, créer plusieurs boutiques demande évidemment davantage de travail de gestion, mais une fois que vos illustrations sont préparées, avec un petit rituel d’organisation, vous pouvez les ajouter assez rapidement à chaque plateforme.
Comment préparer une illustration pour le Print on Demand ?
C’est peut-être la subtilité la plus difficile à prendre en compte lorsque l’on se lance dans la démarche de la vente de nos illustrations en Print on Demand : déterminer sur quels produits (supports) vous proposerez votre motif d’illustration, avant même de le dessiner.
Une erreur assez fréquente consiste à créer une jolie illustration puis à vouloir ensuite la placer sur tous les produits possibles. Or, une illustration qui fonctionne parfaitement comme carte postale ne fonctionnera pas forcément bien sur un tee-shirt. Un motif destiné à être répété sur un tissu n’est pas préparé de la même manière qu’une illustration destinée à être imprimée au centre d’un vêtement. Il sera question de format, de dimension, de transparence ect.
Il faut par conséquent réfléchir dès l’étape de création de votre illustration à sa destination, sur quels produits, quels formats vous choisirez (avec le temps, cette étape sera plus rapide, voire automatisée par des fichiers de travail pré-conçus)
Pensez aux dimensions
Les plateformes proposent différents produits, avec pour chacun leurs propres dimensions et zones d’impression. Votre fichier doit donc être suffisamment grand et correctement préparé, cadré, au risque de ne pas être accepté par la plateforme ou d’être refusé pour certains produits.
Au minimum, prévoyez une version carrée de plus de 5000 pixels de côté, le format qui convient le plus souvent.
Pensez aux fonds transparents
Pour certaines illustrations destinées aux vêtements ou accessoires, un fond transparent sera beaucoup plus intéressant qu’un grand rectangle blanc autour du dessin.
Cela permet à l’illustration de s’intégrer au produit plutôt que de donner l’impression d’avoir simplement collé une image dessus.
Les patterns, une spécialité technique à maitriser
Votre illustration peut devenir un motif qui se répète de façon organisée/désorganisée, savamement préparée. Il faudra toutefois veiller à ce qu’aucun élément ne soit coupé sur les bords de votre fichier.
Une fois appliqué sur un produit, en activant une option dans l’import, votre pattern se répète horizontalement et verticalement à l’infini.

Comment augmenter ses chances de vendre ?
Avoir une boutique est une chose. Avoir des ventes en est une autre.
Mettre ses illustrations en ligne ne suffit pas toujours pour qu’elles soient vues, et encore moins pour qu’elles soient achetées. Il faut donc progressivement travailler à la fois son catalogue, sa visibilité et la cohérence de son univers.
Voici quelques conseils qui peuvent vous aider.
Ne vous arrêtez pas à cinq illustrations
Si vous mettez trois dessins dans votre boutique et que personne ne les achète, cela ne signifie pas forcément que le Print on Demand ne fonctionne pas. Votre catalogue est simplement trop petit.
Plus vous proposez de créations, plus vous multipliez les possibilités d’être découvert. Cela ne signifie pas qu’il faut produire à la chaîne n’importe quoi.
L’objectif est plutôt de construire progressivement un véritable catalogue qui vous ressemble, votre patte, votre identité, reconnaissable parmi les autres oeuvres.
C’est un travail qui prend du temps.
Ajouter régulièrement de nouvelles créations permet de faire vivre votre boutique.
Chaque nouvelle illustration est une nouvelle possibilité d’apparaître dans une recherche, de toucher une personne qui ne connaissait pas encore votre travail ou de proposer un produit qui correspond davantage à une tendance ou à une période de l’année.
C’est aussi une façon de maintenir une dynamique autour de votre travail.
Et cela peut également vous donner une bonne raison de communiquer sur votre travail : une nouvelle collection, un nouveau motif, une illustration saisonnière ou une déclinaison d’un dessin existant sont autant de choses que vous pouvez ensuite présenter sur vos réseaux sociaux.
Travaillez vos titres et vos mots-clés sur la plateforme
Dans l’espace Boutique d’une plateforme, votre illustration doit pouvoir être trouvée. Un titre comme « Illustration n°27 » ou « motif d’automne » ne donne pas beaucoup d’informations sur le thème de votre illustration.
Prenons un exemple : si votre dessin représente un chat noir assis sous la lune, Essayez de vous mettre à la place d’une personne qui chercherait justement ce type d’illustration. Que pourrait-elle taper dans le moteur de recherche ? « chat noir, chat lune, illustration chat, black cat, moon cat, cute cat, witchy cat… »
Les mots-clés doivent donc correspondre réellement à votre création et décrire ce que l’on voit, le thème, le style ou éventuellement l’occasion à laquelle le produit pourrait être destiné.
Inutile, en revanche, de renseigner des dizaines de mots-clés sans rapport avec votre illustration dans l’espoir d’être davantage visible. Un mot-clé pertinent vaut mieux qu’une longue liste de termes approximatifs.
Créez des séries et des collections
Une illustration peut très bien fonctionner seule. Mais au sein d’une collection, elle fonctionnera encore mieux.
Si vous aimez les chats, ou l’automne, pourquoi ne pas imaginer une petite série d’illustrations autour du même thème.
C’est intéressant pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, cela permet de donner davantage de cohérence à votre boutique. Vos créations commencent à former un univers plutôt qu’une succession d’images sans rapport les unes avec les autres.
Ensuite, une personne qui apprécie une illustration peut être intéressée par les autres créations de la même série (merci à l’algorythme). Elle ne découvre alors plus seulement un dessin : elle découvre votre univers et peut avoir envie d’en voir davantage.
Pensez à votre public
Pensez à votre public
A contre-courant de l’esprit de création artistique, il faut parfois accepter de créer non pas selon son intuition, mais selon la tendance.
Cela ne signifie évidemment pas de transformer son style ou son univers.
Les tendances peuvent vous donner des idées. Une saison, une fête, une passion, une niche ou un sujet particulièrement recherché peuvent devenir le point de départ d’une nouvelle réflexion qui aboutira à votre propre oeuvre.
Vous pouvez alors vous approprier cette idée avec votre propre style.
C’est une nuance importante : s’inspirer d’une tendance ne signifie pas nécessairement copier, dupliquer..
➤ C’est là que votre travail d’artiste prend tout son sens : apporter votre regard, votre touche, votre originalité.
Faire connaitre ses créations (promotion, publicité..)
Avoir ses créations en vente sur des boutiques de sites partenaires ne signifie pas que les clients vont automatiquement les trouver. Il faut donc penser à la promotion de votre travail (je l’avoue, la partie que j’oublie trop souvent).
Et par promotion, je ne parler pas forcément de publicité payante. Il existe plusieurs façons de faire connaitre ses créations sans dépenser d’argent (mais du temps en revanche..)
Utilisez les réseaux sociaux
Le moyen le plus reconnu aujourd’hui est d’avoir une présence sur les réseaux sociaux. Instagram, Pinterest, TikTok ou encore Facebook peuvent permettre de montrer vos illustrations et de rediriger les personnes intéressées vers vos boutiques.
Vous pouvez présenter vos nouveaux produits, publier des photos, montrer différentes étapes de création, réaliser un Reel ou une vidéo accélérée, partager une nouvelle collection ou simplement montrer votre univers et votre façon de travailler.
Vous n’êtes d’ailleurs pas obligé de parler uniquement des produits finis. Les coulisses de votre travail peuvent être intéressantes en elles-mêmes. Un croquis ou quelques secondes de votre processus de création permettent de montrer qu’il y a un véritable travail artistique derrière le produit que l’on découvre dans votre boutique.
Mais je vais être honnête : c’est une partie avec laquelle je ne suis personnellement pas toujours très à l’aise. Je suis plutôt introvertie et la prise de parole, les vidéos face caméra ou le fait de devoir constamment « me vendre » ne sont pas forcément naturels pour moi.
Et je trouve également que les réseaux sociaux peuvent être très énergivores. Il faut produire régulièrement du contenu, réfléchir à ce que l’on va publier, prendre des photos ou des vidéos, répondre aux commentaires… tout cela peut parfois prendre du temps sur l’activité principale : créer.
Il faut donc trouver une manière de communiquer qui vous corresponde. Vous n’avez pas forcément besoin d’être présent partout, ni de vous transformer en créateur de contenu à plein temps.
La promotion dans la vie réelle
Si vous n’êtes pas timide comme moi, voici une solution sous-estimée de nos jours, la rencontre IRL (in real life) avec son public.
Les marchés, salons, boutiques de créateurs ou autres événements locaux peuvent être une façon intéressante de faire découvrir son travail dans la vie réelle.
A l’approche des fêtes de Noël par exemple, de nombreuses villes proposent des marchés de créateurs, et recherchent des artistes et artisans volontaires pour vendre leurs créations.
Même si vous faites principalement du Print on Demand, vous pouvez y présenter des cartes, des affiches, des exemples imprimés ou d’autres produits issus de votre travail. Cela permet également de rencontrer directement des personnes, de discuter avec elles et d’observer ce qui attire leur regard.
Petit tips : si vous franchissez le pas de participer à un marché ou un salon de créateurs, pensez à la communication quelques semaines avant, puis montrez votre stand et vos produits pendant ou après l’événement.
La publicité payante
En plus d’avoir une présence sur l’un ou l’autre des réseaux sociaux, vous pouvez envisager d’investir dans la diffusion d’une publication, ou une annonce spécialement créée, auprès d’un public ciblé par l’algorythme.
Cela peut permettre de donner davantage de visibilité à une création, une collection ou une boutique.
Mais payer pour être visible ne signifie pas automatiquement vendre.
Il faut garder en tête que les résultats d’une campagne publicitaire dépendent de nombreux facteurs : le produit lui-même, s’il est niche ou pas, le public ciblé, la plateforme et le budget…
La publicité payante peut donc être un outil supplémentaire, mais elle ne remplace ni un catalogue travaillé, ni une identité visuelle, ni une véritable stratégie de promotion.
Créer son propre site internet
Il existe enfin une autre possibilité pour assurer sa pub : créer votre propre site internet.
Lorsque vous vendez uniquement sur des marketplaces, vous êtes tributaire de ces plateformes. Et l’algorythme est rarement sympa avec nous : vous n’avez pas réellement la main sur la manière dont vos créations sont présentées ou découvertes.
Avoir son propre site permet de créer un espace qui vous appartient davantage.
Vous pouvez y présenter votre portfolio, raconter votre parcours, montrer vos différentes collections, parler de vos projets et surtout créer une véritable vitrine de vos collections et produits, avec des redirections vers les pages de vente sur les sites (petit tips : pensez à l’affiliation quand le site le propose).
Combien peut-on gagner avec le Print on Demand ?
C’est probablement la première ou deuxième question que l’on se pose en tant qu’artiste indépendant qui cherche à vivre de son travail.
La réponse est malheureusement : ça dépend.
Il n’existe pas de revenu moyen garanti avec le Print on Demand. Certains artistes vendront très peu, tandis que d’autres construiront progressivement un catalogue qui génère des ventes régulières. Pour certains, le Print on Demand pourra même devenir une part importante de leurs revenus.
Votre rémunération dépendra notamment du nombre de créations disponibles, des produits sélectionnés pour chacune d’elles, de la qualité de vos illustrations, si vous vous situez dans une niche (moins de concurrence mais moins de clientèle également), de votre visibilité..
A savoir, certaines plateformes prélèvent un coût supplémentaire sur vos marges générées et selon votre statut de vendeur (si vous êtes un super vendeur, le prélèvement sera moins élevé que si vous n’avez que quelques ventes, une manière de récompenser les meilleurs vendeurs de la plateforme)
Le Print on Demand est un revenu passif
Une illustration peut continuer à vous rapporter de l’argent longtemps après avoir été créée. C’est ce que l’on appelle un revenu passif : un revenu qui continue à être généré sans nécessiter d’intervention supplémentaire de votre part.
Attention cependant à ne pas prendre le terme « passif » au pied de la lettre. Nous l’avons vu précédemment, pour que votre boutique reste visible et attractive, il faut produire régulièrement du nouveau contenu, et si possible correspondant aux tendances.
Une corde supplémentaire à votre arc
C’est le conseil le plus important que je puisse donner : considérez le Print on Demand comme une corde supplémentaire à votre arc.
Si vous êtes artiste indépendant, il peut être intéressant de multiplier les façons de valoriser votre travail plutôt que de dépendre d’une seule source de revenus.
Vous pouvez en parallèle vendre des originaux ou des tirages d’art à un tarif plus élevé, des commandes personnalisées, des livres, proposer des ateliers, travailler avec des entreprises ou développer d’autres projets.
Le Print on Demand peut alors devenir une façon supplémentaire de rendre vos illustrations accessibles.
Une personne qui aime votre travail n’a peut-être pas les moyens ou l’envie d’acheter un original, mais elle sera peut-être ravie de retrouver votre illustration sur un mug, un tee-shirt, un carnet ou un tote bag.
C’est aussi cela que j’aime dans ce système : une même illustration peut trouver plusieurs façons d’arriver jusqu’à son public.
Les limites du Print on Demand
Le Print on Demand simplifie beaucoup la vente, mais cette simplicité a aussi une contrepartie : vous ne maîtrisez pas toute la chaîne, de la fabrication à la livraison.
Vous ne contrôlez pas directement la qualité du produit
Puisque c’est le fournisseur qui imprime, fabrique et expédie la commande, vous n’avez pas la possibilité de vérifier vous-même chaque produit avant qu’il arrive entre les mains du client.
Pour limiter les mauvaises surprises, lorsque c’est possible, commander quelques produits vous-même peut également être une bonne façon de vérifier la qualité d’impression, les couleurs, les matières et les finitions.
Vous ne maîtrisez pas le service client
En cas de problème avec une commande, vous n’êtes pas non plus la personne qui prépare le colis ou qui gère directement son expédition.
Selon la plateforme choisie, le service client peut prendre en charge une partie des demandes, mais vous restez malgré tout associé à l’expérience vécue par votre client.
Un problème de qualité, une commande reçue en retard ou un produit qui ne correspond pas aux attentes peut donc avoir une incidence sur l’image que le client se fait de votre travail, même si vous n’avez pas fabriqué vous-même le produit.
Des délais de livraison plus longs
Il faut enfin prendre en compte le temps nécessaire à la fabrication du produit.
Contrairement à un produit déjà imprimé et stocké, le produit en Print on Demand n’est fabriqué qu’au moment où le client passe sa commande. Il faut donc ajouter le délai de production au délai d’acheminement.
En pratique, il faut souvent compter environ deux semaines entre la commande et la réception.
Mon expérience avec le Print on Demand
J’ai commencé avec le système du Print on Demand avec mon premier livre jeunesse Bonne nuit mon petit, avec la société BoD, un partenaire qui s’occupe de tout pour moi (édition, impression, vente et livraison, mais pas la promotion). J’ai découvert à cette occasion l’imprimeur en ligne Vistaprint, avec qui j’ai pu imprimer des stickers, des cartes et des affiches à l’occasion de la promotion de mon livre. Cette expérience m’a laissé sur les bras une quantité d’invendus.
C’est pour cela que je me suis tournée vers le Print on Demand pour mes illustrations que j’avais créé il y a quelques années mais qui dormaient sur mon ordinateur.
➤ Ma première expérience a été avec Redbubble (avec qui je travaille toujours).
- Une plateforme que je trouve pour ma part facile à prendre en main pour l’ajout des illustrations, leur système nous prévient immédiatement des produits qui ne sont pas compatibles en cas de dimensions trop faibles, il est très facile d’adapter et positionner notre image produit par produit
- Mais en même temps, il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte pour qui veut parfaitement adapter son illustrations à chaque produit, des gabarits.. Il y a même des psds pré-conçus pour faciliter le positionnement en amont (la fameuse automatisation dont je parlais plus tôt). Un travail porte ses fruits à force de l’utiliser.
- Le point négatif : la marge + le coût prélevé selon notre statut (encore bas pour ma part) ne nous laisse pas grand chose à la fin…
➤ Après Redbubble, j’ai voulu diversifier mes canaux de vente et toucher un public différent : c’est ainsi que je suis arrivée sur Spreadshirt.
- La logique y est assez proche de celle de Redbubble dans son fonctionnement général
- Le catalogue de produits est différent, parfois complémentaire à celui de Redbubble, ce qui me permet de proposer certaines illustrations sous des formats que je n’avais pas explorés jusque-là.
- En revanche, je trouve plus laborieux de paramétrer les espaces Boutique (il y en a 2, Spreashirt et Spreashop) C’est le revers de la médaille de la multiplication des points de vente : plus de visibilité potentielle, mais aussi plus de temps passé en coulisses.
➤ Teepublic : la petite dernière
Plus récemment, j’ai décidé de tenter l’aventure sur Teepublic, une plateforme plus jeune, très populaire notamment outre-Atlantique, et réputée pour son esthétique proche de la culture pop et de l’illustration indépendante. C’est une plateforme encore récente dans mon parcours : je manque encore de recul pour en tirer un bilan complet.
➤ Mon prochain chapitre, je l’espère, s’écrira avec un partenaire français, plus proche, plus qualitatif, une production locale qui aurait tout mon sens, entre exigence artistique et cohérence avec mes valeurs.
Alors, est-ce que le Print on Demand vaut le coup ?
À mon avis, oui.
Mais à condition de savoir ce que vous en attendez.
Si vous espérez mettre quelques illustrations en ligne puis de recevoir un salaire à la fin de chaque mois, vous risquez d’être déçu.
revenu complémentaire
Le gros avantage reste que vous pouvez commencer progressivement. Vous n’avez pas besoin de stock. Vous n’avez pas besoin d’acheter une machine d’impression. Vous n’avez même pas forcément besoin de créer votre propre boutique en ligne.
Et comme souvent dans une activité artistique indépendante, ce sont la régularité et le temps qui feront probablement la plus grande différence.
Alors, si vous avez déjà un dossier rempli d’illustrations que vous aimez et que vous ne savez pas vraiment quoi en faire…
Pourquoi ne pas essayer de leur donner une nouvelle vie grâce au Print on Demand ?
Conclusion
Alors, est-ce que le Print on Demand vaut le coup ?
À mon avis, oui. Mais à condition de savoir ce que vous en attendez.
Si vous espérez mettre quelques illustrations en ligne puis recevoir un salaire à la fin de chaque mois, vous risquez d’être déçu. Le Print on Demand fonctionne davantage comme un revenu complémentaire, qui se construit dans la durée, que comme une source de revenu principale et immédiate.
Le gros avantage reste que vous pouvez commencer progressivement. Vous n’avez pas besoin de stock. Vous n’avez pas besoin d’acheter une machine d’impression. Vous n’avez même pas forcément besoin de créer votre propre boutique en ligne. Et comme souvent dans une activité artistique indépendante, ce sont la régularité et le temps qui feront probablement la plus grande différence.
Alors, si vous avez déjà un dossier rempli d’illustrations que vous aimez et que vous ne savez pas vraiment quoi en faire… pourquoi ne pas essayer de leur donner une nouvelle vie grâce au Print on Demand ?
Sélection des produits que j’utilise dans mon activité d’autrice


